Elle les avait soupesés, se demandant si elle allait résister au désir de les croquer. Elle en mourrait d'envie, pourtant. Elle les avait pris dans sa paume, doucement, étonnée. La peau était veloutée, légèrement rêche, à cause des poils qui la recouvrait.
La première fois, qu'il l'aperçut, ce fut, un soir, devant son immeuble, en rentrant chez lui. Elle l'attendait, immobile, en le détaillant, avec curiosité. Elle avait aimé, immédiatement, cet homme, à l'allure nonchalante. Il était rentré chez lui, gêné de laisser cette inconnue, devant sa porte, lui faisant un léger sourire. Puis, le matin, au petit jour, elle avait déjà disparu, quand il s'en alla travailler...
Le claquement de talons, des pas précipités... une main fine qui se tend vers la porte de l'ascenseur, l'empêchant de se refermer, l'ascenseur, comme par magie, qui arrête l'arrêt de ses portes. Puis elles s'entrouvrent, à nouveau... Une femme s'y engouffre, essoufflée, en riant, manquant de se jeter, contre toi puis s'écarte, s'excusant de son impétuosité. se mettant, face à toi, le dos appuyé contre la paroi opposée, observant le sol, d'un air plus qu'intéressé comme pour t'ignorer ou te faire oublier sa malencontreuse impétuosité...
Il est là, immobile, impatient, déjà, de me retrouver. Un bref regard coulé, sur lui et je craque, avide, affamée, pressée de me lover, contre lui; de le sentir, contre moi, de le goûter; d'entendre mes draps crisser leur plaisir. Mutine, je l'observe, en souriant, amoureusement. D'un doigt agile, j'ôte ma veste, la faisant glisser, négligemment, sur mes épaules, lentement, lui dévoilant la finesse de ma peau.